2.0 : un point c’est tout ?

La raison d’être de cet article, outre son titre qui sonne plutôt bien (rien de fou non plus), tient à mon envie de  blablater autour d’un  sujet « épineux » : la com’ pendant mon interlude sabbatique.

Le fait est que si vous appartenez aux générations nées postérieurement à l’introduction des congés payés en France, et que vous n’avez pas passé les dix dernières années en complète autarcie dans la forêt amazonienne, nul besoin d’un « rappel technique » : vous êtes déjà familiers avec les termes de blog, Facebook, Twitter, quelques planètes de cette galaxie qu’on appelle Web 2 .0. Je parierais même que vous en aviez repéré les icônes sur ce site avant de commencer à lire : so geek my friends.

Tout tout tout, vous saurez tout sur…

Sans être schizophrène, je suis tiraillé entre deux envies radicalement opposées.

La première, d’autant plus évidente lorsque l’on connaît mes (futures anciennes) occupations professionnelles : ne pas passer mon temps derrière un clavier. Aucune aspiration à devenir un blogueur pro, léger sentiment d’oppression face à cette «surreprésentation du moi dans le monde numérique» (sic), font que sans entamer une retraite spirituelle de deux ans dans un monastère Tibétain, déconnecter – au propre comme au figuré – n’est pas le dernier des mes objectifs.

Malgré tout, il me semble tout aussi inconcevable de ne pas conter mon périple ou même sa « genèse ». Trois raisons essentielles : ma mémoire de batracien (et le fait de vouloir garder une « trace »), mon côté pipelette (et le désir, humain, de « partager ») et enfin, mon appétence assez forte pour le domaine de l’Écrit. Éventuellement une quatrième, plus terre à terre : la vague perspective de me faire renier  par ma famille en n’envoyant qu’une carte postale lapidaire tous les 5 du mois (« Hola de Buenos Aires. Tout roule. Bises. Fab »)

J’ai donc du mal à juger de la fréquence à laquelle je pourrai m’atteler à ce petit plaisir chronophage qu’est la composition, et je suppose que cela demandera adaptation/organisation/assiduité une fois sur place(s). Conclusion : j’écrirai un peu, assez, pas trop, quand je veux et surtout : quand je peux.

Les réseaux (a)sociaux ?

Quant au reste des petits moyens de communication suscités, gageons que je pourrai à terme effacer tous mes profils, données personnelles, récupérer le contrôle, m’en passer. Je me suis creusé la tête pour trouver une liste de raisons valables à leur utilisation mais si ce n’est :

  • Vous permettre de m’envoyer vos dons via un compte paypal adéquat lorsque je ferai du camping sauvage avec les FARCS en Colombie et visionner tous les bêtisiers de mes vidéos de demande de rançon (rires enregistrés, première séquence)
  • Parce que « Fabien is : en train de se la couler douce à Bhora Bhora » c’est plus sympa que « Robert is : encore coincé dans le RER ! » (rires enregistrés, deuxième séquence)
  • Parce que je me sens un peu has been quand j’entends que François Fillon envoie des tweets et moi non (…)
  • Parce que l’album « Brésil 2012 » vendra toujours plus de rêve que celui intitulé « Anniversaire de tata Odette » et que je compte bien gagner le concours de la plus grande collection faite-maison de fonds d’écran du monde (…)

Je ne vois pas d’autre explication.

Toi + Moi + Eux + …

Je crois aussi que vous allez un peu me manquer (enfin surtout à quelques minutes d’attraper mon premier vol) … Au final, ce (très très très) modeste blog, je le vois donc comme mon outil privilégié d’interaction avec vous. Et même si la formule est fichtrement niaise, il est aussi, à ce titre, un peu le vôtre (Apprendre à parler comme Miss France, bientôt à la Fnac). Vos questions, remarques, idées d’articles, suggestions de rubriques, insultes, seront toujours les bienvenues. N’hésitez pas à vous abonner, et pourquoi pas à en parler autour de vous (Un fan club ? Deal ! Des tee-shirts ? Deal ! Une annonce chez votre boulangère ? Euh…).

Et même si je ne cours pas après les « I Like », vos commentaires et appréciations seront mon seul salaire pendant ces quelques mois. Alors comme disait Gérard Holtz aux grandes heures du téléthon : je compte sur vous.

Pour m’encourager à continuer.

6 Comments on “2.0 : un point c’est tout ?”

  1. Emmanuelle Rendolet Says:

    ok, on va te suivre et essayer de commenter quand on trouvera du temps! Et continue à nous faire rire, et qui sait en rentrant tu pourras en faire un bouquin???
    Bisous
    Emmanuelle

  2. Myl Says:

    Je pense que tu n’auras, comme tu le suggères, pas tout le temps le temps ni l’envie. En revanche garder un minimum le fil te sera précieux plus tard (encore plus tard même).
    Moi jsuis abbo! C’est bien bien plus intéressant si on y regarde que la plupart des conneries qu’on reçoit par mail!

  3. Jérémy Says:

    Petit conseil du (malheureusement) pro de la sécurité et de la crise à l’étranger, essaie AU MAXIMUM d’écrire à intervalles réguliers (ou de prévenir que tu ne pourras pas le faire pendant un moment), car les silences trop longs après des messages réguliers inquiètent malheureusement, et le plus souvent à tort, les familles et proches.

  4. christine Says:

    Salut Fabien, Je suis la cope de Lydie (celle qui aussi est partie loin pendant longtemps)… Pour trouver les autres routards là où tu seras (à mon époque, 1999-2000) le meilleur endroit était d’aller chercher un endroit où il y avait des ordis à dispo pour les étrangers comme nous et donc : le moyen de rencontrer des routards comme toi avec tous leurs tuyaux du moments à la clef et même foires mémorables juste en sortant de l’endroit, des grands amis d’une soirée inoubliable ou à nulle à ch…(sauf que pour certains il était hors de question de leur parler pendant qu’ils tapaient comme des fous sur le clavier et d’intérompre des sourires devant des photos reçues des potes ou famille qui les chamboulent ! un jour j’ai vu un grand gaillard pleurer devant son écran il voyait son petit neveu tout juste né !!) bonne route….et surtout je vais m’abonner de ce pas pour lire ta magnifique façon de raconter !

  5. Sammy DS Says:

    Hey Mister abdos du CMG!
    Bon, vu qu’apparemment, c’est ton seul salaire… j’en profite, et surtout, ça ne coute pas grand chose du coup.
    je parle de tes périples à la salle à Esplanade… ils sont en admiration, bref, tu as notre soutiens.

    Egalement, j’admire tes articles, c’est un moment de plaisirs de les lires, donc j’espère que ça te motive t’en écrire d’avantage (et comme tu as dit, dès que tu peux surtout)

    sinon, petite idée, tu peux faire une page “Fan” sur Fesse-Bouc, car les personnes en dehors de ton cercle d’amis ne peuvent pas être au courant.
    Demande à ton petit frère, (dit le macro, pour te faire faire de la prostitution) de le créer pour toi dans le cas ou tu as une connexion Internet tout pourris. (Je peux te le créer au pire)
    Ca se trouve, tu auras un fan club qui viendra t’attendre à l’aéroport CDG dans 2ans!

    bise ++