Les petits mouchoirs

On est le 2 mars et j’avoue : je suis soulagé d’avoir « plié les gaules » et de rentrer enfin dans mon tour du monde.

C’est un concept peut-être difficile à appréhender pour qui n’a pas eu – encore – l’opportunité de préparer un tel périple mais le temps de l’avant départ est un temps intrinsèquement « bâtard » : plus tout à fait ici, et pas encore tout à fait là-bas.

Hormis la difficulté relative de la logistique préparatoire, plus ou moins bien appréhendée, la phase des « adieux » qui s’éternise est aussi une succession de moments émotionnellement éprouvants.

Faire un tour du monde est quelque chose de « génial » « fantastique », « ouahhou » (du moins je l’espère car sinon je vous dis « à ce week-end ») mais il y a une part non négligeable de sacrifices. Et l’un des plus difficiles pour moi est certainement de quitter les gens que j’aime, au sens large.

Alors que je suis en « transit » entre Paris et La Havane, et que je subis le contrecoup de mes nuits récentes bien trop courtes, de la valse des émotions, de la nervosité qui va et vient, je tenais néanmoins à prendre le temps d’écrire ce premier billet itinérant. Et, sans virer dans le pathos, de le dédier à vous tous, famille, amis, qui ces dernières semaines m’avez supporté, rassuré, réconforté, lors de mes innombrables et interminables coups de flippe, remises en cause, crises d’angoisse. Le petit être que je ne suis n’ayant pas encore totalement réussi à lâcher prise et à poser son cerveau. (Et d’arrêter là mon introspection publique. Je soulagerai le reste dans mon Moleskine, comme un supporter du PSG dans un urinoir du Parc)

Me lancer dans une énumération de noms n’aurait aucun sens. J’oublierais du monde, ou paradoxalement, la liste serait interminable, tant vous êtes nombreux à m’avoir permis, à un moment ou à un autre, parfois juste en m’écoutant, d’avancer et littéralement, de m’envoler.

Merci pour votre soutien, oral, écrit, vos cadeaux, vos messages, sms ou mails et désolé à ceux à qui je n’ai eu le temps répondre.

À  tous, des « bisous par milliers » (© Tino Rossi).

À  tous, un dernier « Au revoir ».

Je suis fichtrement content  de recommencer à dire « Bonjour ».

4 Comments on “Les petits mouchoirs”

  1. Lydie Says:

    Ce n’est que le début de cette belle aventure alors profites, prends en plein les yeux et le coeur. Biz. Lydie

  2. emmanuelle Says:

    Au revoir Fabien, profite bien de ton tour du monde! Et n’oublie pas de t’arrêter à Bordeaux!

  3. Mickael Robin Says:

    “Adieu” Fabien (ce Fabien), j’espère que tu me permettra de rencontrer l’autre, cette nouvelle personne tellement plus riche, à son retour.
    Au plaisir de te lire!

  4. christine Says:

    La ville de Trinidad doit sûrement être à ton programme autrement essayes d’y faire un tour si tu le peux. Salsa,cuba libre,belles américaines à 4 roues, cigares et mojito assurés sur toute l’île (pauvreté aussi, face cachée)! hasta la victoria siempre !