La Havane, côté face


Bien loin de l’image d’Epinal mais bien près des réalités cubaines, on constate vite qu’il est aussi possible de dresser un listing beaucoup moins glamour des « caractéristiques » visuelles et pratiques de la Havane. Dans le désordre,

–          Le rationnement du lait !

–          Le côté insupportable de la double monnaie (Le Peso Convertible, la « monnaie du touriste », quasi à parité avec le dollar américain et dont une unité vaut 24 Pesos Cubains, dite monnaie nationale). Un des dommages collatéraux est la différence indécente de pouvoir d’achat entre touristes et locaux

–          Des étals de magasins aussi réjouissants qu’un téléfilm est allemand

–          Pas ou peu d’internet (ou bien « limité » ou bien accessible seulement dans les grands hôtels, à prix exorbitants et avec contrôle d’identité s’il vous plait !).

–          Une surveillance de la police pour éviter la trop grande « interaction » entre locaux et touristes (au cas où on leur retournerait le cerveau très certainement …)

–          Des queues démentielles aux banques, crémeries et vendeurs de cartes téléphoniques

–          Les accointances intellectuelles et désintéressées entre hommes blancs de plus de 50 ans et jeunes cubaines de moins de 20 (la parité étant pour le coup très respectée puisque l’inverse est vrai).

–          …

J’ai eu la chance de longuement discuter chez lui avec Felipe, cubain de 37 ans rencontré via trois français connus dans la casa où je loge. Quand les langues se délient, Raul et Fidel prennent un sacrée fessée.

Les conditions de ressources du « Cubain de base », ça fait il est vrai, un peu mal au cœur. Quand un médecin gagne en moyenne 50 dollars par mois…

Bref, deux visions de Cuba. L’une avec lunettes de soleil. Et l’autre sans.

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