No hay mal que por bien no venga

Me voilà sur le point de conclure 2 jours à La Havane, occupé à régler (partiellement) mes affaires. Qui dit « transit », dit efficacité. Mon choix pour ces deux nuits dans la capitale s’est donc porté sur l’ hôtel Bruzon, situé au plus près de la station de bus. On est loin du charme des casas mais ça le fait quand même.

Mes activités passionnantes de ces 48 heures, je les ai à peine entrecoupées par la visite du Musée de La Révolution, qui ne méritera pas un post à part entière ! Le bâtiment en lui-même vaut carrément le détour : ancien palais présidentiel, il fût décoré par Tiffany’s. Ça claque un max.

Mais le contenu aïe aïe aïe. Rien de plus qu’un hymne propagandiste. Vive Fidel, vive Raul. Next !
La grosse bonne nouvelle de ce week-end est que j’ai enfin pu récupérer de l’argent frais venu des USA et débroussailler un chouia ma « stratégie » pour la suite. Originellement, je devais sortir de Cuba le 30 mars et aller au Panama, ce qui m’ouvrait notamment la possibilité de recevoir des virements Western Union depuis la France. Mais au final, comme dirait n’importe quel candidat vainqueur de « Questions pour un champion » : je reste.
Pourquooooooiiiiiiiii ?
Raisons pragmatiques : je peux recevoir de manière « sûre » ma carte, chez un contact français noué ici, dans un pays qui, malgré certaines aberrations, a le grand mérite d’être safe. Aussi, mon billet pour le Panama, acheté en France, est du genre méga open. Je peux en changer la date et la destination sans frais. Ce qui me laisse encore quelques temps pour décider du prochain pays où je me rendrai (c’te suspense).
Raisons personnelles : je ne vous raconte pas le sentiment de frustration à partir maintenant alors que je commence à me sentir bien à Cuba. Et que je suis vraiment rentré dans mon tour du monde.
Alors évidemment, ce choix ne va pas sans contrainte : mon sésame bancaire arrivant au plus tôt le 2 avril, il me faudra d’ici là faire au mieux. Et pour tenir ces quinze jours, je dois m’astreindre à ne pas dépasser un budget quotidien de 25 CUC soit 20 euros. Une fortune en Bolivie, mais pas ici.
Sur cette somme, un poste de dépense incompressible, le logement : entre 15 et 20 CUC (12 et 16 euros). Vous l’aurez compris, ma marge de manœuvre est assez faible. Point de folie à l’horizon.
La borne financière est inévitablement frustrante : elle me limite dans mes déplacements que je dois rationnaliser au maximum, mes sorties, mes activités (à quand les cours de Salsa ?). Pour autant, cet incident a des conséquences « positives » : je grandis un peu et je me rends compte du chemin parcouru en 3 semaines. Je prends mon temps, j’apprends à voyager, à négocier, à m’organiser, je fais dans le local, j’emmagasine de l’expérience. Je sors un peu de ma zone de confort.
Au final, l’un dans l’autre, j’essaye de profiter de chaque jour qui passe en mode « carpe diem ». Et cela devient un vrai plaisir de ne pas savoir ce que je ferai le lendemain, ou, quand j’arrive quelque part, d’ignorer le lieu où je vais dormir ! Et même si c’est par moment (beaucoup) plus difficile que ce que mes posts pourraient laisser supposer, que la contrariété générée par cet incident initial remonte (accentuée par un certain mal du pays), je sais aussi que j’en profiterai d’autant plus quand il sera définitivement clos.
Et que cette péripétie ne constitue rien de plus qu’un mal pour un bien.
Ps : un gros merci pour vos commentaires, mails, messages. Il me serait déjà bien difficile de répondre à tout le monde en temps normal. C’est encore pire ici où mon temps internet est compté. Mais je vous lis et ça me fait un plaisir et un bien fous. Alors ne vous arrêtez pas.
Par ailleurs, un gros merci à Sylvain qui assure avec brio la mise à jour de ce blog depuis Paris !

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