Bons baisers de Buenos Aires

Après 5 mois d’examens médicaux en tout genre, de séances de kiné à rallonge, de prières adressées à des divinités plus ou moins exotiques, de squattages de canapés aux 4 coins de Paris, et, last but not least, de port de bas de contention (I’m sexy and I know it), me revoilà donc on the road ! En-fin ! Et c’est dans la capitale argentine que j’ai choisi de me poser pour cette 1ère escale de mon périple sud américain.

Ah l’Argentine … Pays du vin et de la bonne viande, pays du tango et des gauchos (les cowboys, pas les partisans de Besancenot). L’Argentine, pays de mon amour de jeunesse, la talentueuse Gabriela Sabatini dont j’admirais tant le jeu de jambes félin… Par pur intérêt tennistique évidement.

1er constat : c’est est une ville gigantesque ! Il ne faut pas moins de 3h30 au bus touristique pour faire le tour des principaux points d’attraction et … Quoi ? Comment ? Ah oui, je l’avoue, j’ai pris le sacro-saint bus touristique … Celui là même qui vous donne un air un peu bête, quand, perché sur le pont supérieur, le sourire béat et la crinière au vent, vous semblez heureux comme un petit chien qui passe la tête par la vitre d’une voiture. Ca ne fait pas très backpacker j’en conviens mais bon, uno, je ne me sentais pas de marcher pendant 8 heures à peine arrivé, deuxio c’est finalement un excellent moyen d’avoir un aperçu général de la ville, tertio pourquoi est ce que je suis en train de me justifier alors que je ne vous connais même pas :) ?

D’un point de vue administratif, Buenos Aires est divisée en 48 quartiers, les « barrios », dont les plus connus peuvent chacun faire facilement l’objet d’une « exploration » d’une demi journée (ce que j’ai fait à pied bien sûr… Contents :) ?)

– Monserrat, le centre historique, avec notamment la plaza Mayo et le palais du gouvernement

– Recoleta et son cimetière où repose Eva Peron

– San Telmo (où je loge), un des quartiers les plus anciens, truffé de magasins d’antiquités et de petits cafés cosy

– La Boca, ses célèbres maisons colorées et le stade de l’équipe de Boca Juniors où a débuté Diégo la main folle

– Puerto Madero, quartier tout neuf (et tout moche !)

– Palermo et ses grands espaces verts qui offrent un peu d’air à la ville

A une heure de bateau se trouve également l’Uruguay et la ville de Colonia del Sacramento qui permet une excellente escapade d’une journée :

Le gigantisme de Buenos Aires (imaginez que l’avenue du 9 juillet qui la traverse, est une 2 x 6 voies), le côté parfois surpeuplé et enfin le (relatif) faible nombre d’attractions touristiques pures font que l’on peut très facilement “passer à côté”. C’est ce qui me serait arrivé si comme prévu je n’y étais resté que 4/5 jours.

Mais la résurgence de mes petits problèmes de gambettes m’a obligé à y prolonger mon séjour. Après tout juste 24 heures sur place, sans avoir marché, je me suis en effet retrouvé avec un tendon au bord de l’explosion, et j’ai un peu flippé que ce soit vraiment la fin cette fois.

Même si ça va un tout petit peu mieux aujourd’hui, c’est clairement pas encore ça. A surveiller donc.

Le “bon côté” des choses dans tout ça, car il y en a finalement un, c’est que j’ai vraiiiiiiiiiiiiment pris mon temps. Pour flâner, pour apprécier l’atmosphère particulière de Buenos Aires, m’amuser de son système de bus complètement dingue, me mettre à parler avec l’accent argentin (où les “lleu” deviennent “cheu”) et éprouver une vérité : l’incroyable gentillesse des “portenos”.

Un début de voyage intense qui m’a aussi permis de retrouver ce qui me manquait tant : les rencontres avec d’autres voyageurs venus du monde entier et des conversations qui se font en 4 ou 5 langues. Au delà de la découverte d’un pays, d’une ville, d’une culture, du côté exotique de se trouver sur un autre continent, je crois que c’est vraiment ça qui me transporte le plus.

5 Comments on “Bons baisers de Buenos Aires”

  1. juliasvoice Says:

    Je comprends tellement ce que tu veux dire pour les rencontres !! Des moments riches!
    Profite à fond :) Bisous hong kongais (et merci pour ton commentaire, ça m’a fait plaisir!)

  2. bgn9000 Says:

    Salut Fabien, heureux de te revoir (même si ce n’est que le mollet). J’ose te dire que le paradis se mérite. La vie est là pour nous le rappeler, cette dichotomie entre le corps et l’esprit. La clef vient en effet dans l’adaptation permanente aux contraintes. Gouverner c’est choisir et non décider. En effet, pose toi plus longtemps à chacune de tes étapes, tu trouveras des trésors bien plus authentiques que si tu traverses le monde comme un marathonien.
    J’arrête là avec mes évidences et phrases toutes faites pour te souhaiter bonne continuation.

  3. Francois Says:

    Fab is back !
    bon courage pour cette saison 2 !