Le nord-ouest Argentin : la part des Andes

Mardi 16/10/2012

Après 3 jours à Salta, je décide de sécher l’école et les cours d’espagnol auxquels je m’étais inscrit. Comme me le faisaient remarquer Julie et Alexis (les deux lecteurs de ce blog donc), j’avais déjà fait le coup à Cuba (Ecole buissonnière). Diable, quel vilain garnement. Si Mme Courtay me voyait.

Bref, me voilà en route pour Tilcara, 4h au nord de Salta :

Après les deux grosses villes que sont Buenos Aires et Salta, j’aspire, tout citadin que je suis, à un peu d’air, de nature et de filles innocentes courant nues dans les herbes folles. Comme le laisse très vite présager la route qui y mène, Tilcara, 5000 habitants à tout casser, petit village perché à 2500 mètres d’altitude, semble répondre au moins aux deux premiers points de mon cahier des charges.

A peine débarqué, je me mets en quête d’une quelconque pitance. Je meurs de faim. Je jette mon dévolu sur une petite gargote et opte sans réflexion avancée pour le premier item du menu. 20 minutes plus tard, encore à me pourlécher les babines, je réalise seulement que je viens d’avaler un steak … de lama !

L’après midi est consacrée à la découverte du village : pitoresque, perdu au milieu des montagnes, Tilcara est un vrai bol d’air. Première grimpette et premier point de vue sur la Quebrada (le canyon) de Huamaca. Impressionant et assez émouvant.

Ah sur le moment, je ne vous cache pas, j’ai envie d’écrire un poème célébrant la magnificence de la cordillère des Andes et tout et tout. Mais il fait un vent à décorner un boeuf (De l’art des expressions rurales, bientôt en vente) et je rentre à l’auberge où je fais la connaissance d’un sympathique couple suisse, Michèle et Christian. Ils baroudent depuis 10 mois et demi à travers le monde. Et très vite nous réalisons que Mademoiselle et moi même avons exactement la même date de naissance. How funny is that ? Et … Ok, il est probable que ça ne fasse marrer que nous. N’empêche, nous trinquons à cette coïncidence le soir même dans un bon petit resto puis devant le match Chili – Argentine (Chileeeeeeee, Chileeeeeeeeeee).

Mercredi 17/10/2012

Tilcara se rèvèle un excellent camp de base pour rayonner dans les environs. 40 minutes de bus (pour 80 centimes d’euros !) et nous voilà, la Suisse et moi-même, dans le village de Purmamarca (un nom utile pour la version argentine du scrabble donc) qui abrite un petit sentier de randonnée appelé “el cerro de los siete colores”. Je vous laisse deviner pourquoi :

On en prend plein les yeux et pas seulement à cause du soleil omniprésent.

L’après-midi, je laisse mes compagnons Helvétiques et pars en petit bus collectif pour les Salinas Grandes, petit frère du plus célèbre salar d’Amérique Latine, celui d’Uyuni en Bolivie. Sur la route, de nouveau des points de vue absolument ahurissants dont je ne me lasse décidément pas.

Puis surgissent les Salinas Grandes, tout aussi impressionnantes :

De retour de cette journée d’expédition(s), nos fabuleux hôtes nous attendent autour d’un asado – comprenez un barbecue -, avec largement de quoi combler nos panses affamées. Alors, attention, on ne rigole pas avec l’asado en Argentine et c’est le “chef”, Dany, qui s’en occupe !

C’est aussi l’occasion pour Pablo d’user de son organe :

Jeudi 18/10/2012

Totalement frais et dispo après la soirée de la veille, je me réveille à l’aube, sur les coups de 8h30 – 11 heures. Je consacre mon après midi à randonner dans les environs de Tilcara. Trois petites heures de gambadette tranquilou, pour rejoindre la garganta del diablo, une petite cascade dont l’intérêt principal est … le chemin qui y mène !

Vendredi 19/10/2012

Insatiable quant à la découverte de ces petits villages andins et des paysages qui les entourent, je me rends à Humahuaca. Je ne sais pas si, à force d’enchaîner les “ohhhhhhhh” et les “ouaaaaaaah” depuis 4 jours, je deviens inconsciemment plus exigeant mais je suis un peu déçu. Je n’y retrouve pas l’atmosphère que j’aime tant, beaucoup trop de touristes (étrangers comme argentins) et un petit manque de … je ne sais quoi. Seul le chemin de randonnée de la “Peña Blanca”, qui mène sur les hauteurs du village, comble ma déception (toute relative, faut pas charrier).

Le soir, petit dîner en très charmante compagnie (:)) et petit(s) verre(s) dans une Peña de Tilcara. Concerts, danse, bras en équerre. La totale pour un Fabien com-blé.

Samedi 20/10/2012

Repos total !

Dimanche 21/10/2012

Je décide finalement de rentrer sur Salta et “skippe” donc les villages de Iruya, Cachi et Cafayete. Les 10 derniers jours m’ont un peu éreinté et j’ai besoin de me poser tranquille, de dormir et de lire. C’est qu’il est plus tout jeune Papi ! Et de toute façon, je me cherchais une excuse pour revenir dans cette fabuleuse région. Je la tiens désormais !

3 Comments on “Le nord-ouest Argentin : la part des Andes”

  1. Birthday Says:

    Mais non, il n’y a pas que deux lecteurs…