Valparaiso, v’là le paradis !

Mardi 30 Octobre 2012

C’est dans un état d’esprit paradoxal que je quitte Mendoza en ce mardi matin. D’un côté, je serai dans quelques heures au Chili et l’idée de découvrir un nouveau pays est franchement excitante. De l’autre, je laisse Anna, sacrée Autrichienne de l’année et en qui j’ai trouvé une formidable compagne de route. Même si j’adore les Beatles, je ne me suis pas encore totalement habitué à chanter aussi souvent Hello, Goodbye.

Pour ce nouvel épisode de mon périple, j’inaugure une technique absolument ré-vo-lu-tio-nnaire intitulée « Dégage-ton-Lonely-Planet » : je voyage désormais sans guide, partant du principe que si je veux savoir quoi faire et comment le faire, le meilleur moyen est encore de demander aux autres voyageurs ou aux locaux. Et si j’en ai vraiment besoin à un moment donné, je suis persuadé de trouver une âme charitable qui consentira à me prêter le sien ! Ce qui peut paraître tout à fait naturel aux backpackers chevronnés traduit chez moi un changement de paradigme (mot compte triple) assez fort. Je réalise que le chemin parcouru ne se mesure pas uniquement en termes de kilomètres de bus.

Bref, me voilà en route pour Valparaiso, 1ère étape de mon séjour chilien, à 350 km de Mendoza :

Une distance que nous avalons finalement –formalités de douane exclues – en 9 heures ! Malgré un certain état de fatigue, je ne réussis pas à fermer l’œil du trajet et cela n’a rien à voir avec la présence hypothétique d’un compagnon malodorant : le trajet au travers de la cordillère des Andes est tout simplement bluffant !

Durant la partie chilienne du parcours, je papote avec un couple Irlando –Ecossais qui voyage depuis bientôt 4 mois à travers l’Amérique du Sud. Evidemment, ça n’aurait aucun sens de passer mon temps à vous citer tous les gens sympathiques que je rencontre – mon blog ressemblerait plus à un botin – mais comme vous le verrez (dédicace au gang de Malakoff, ceci est une prolepse :) ), Claire et Stephen vont avoir une importance capitale dès le lendemain.

Mercredi 31 Octobre 2012

Requinqué par une bonne nuit de sommeil dans l’auberge de Lucia et Juan Pablo (où les couettes sont épaisses et lourdes comme chez Môman), je pars vadrouiller « à l’aveugle » dans les rues de Valparaiso. C’est le coup de foudre instantané : l’atmosphère et l’architecture sont aux antipodes de ce que j’ai pu voir jusqu’à présent, dans des villes où l’influence européenne était nettement palpable.

Valparaiso est organisée en deux parties : l’une, El Plan, située sur la partie plate, abrite notamment le port (un des premiers d’AmSud). L’autre, en hauteur, constituée de Cerros (collines), domine la ville et surplombe l’océan pacifique : des centaines de maisons colorées, dans un arrangement en apparence chaotique, donnent à l’ensemble des allures de tableau pointilliste géant.

Même à l’aide d’une carte, c’est une gageure que de se repérer : d’innombrables escaliers permettent de passer d’une rue à l’autre, ça monte, ça descend, ça tourne sans arrêt. L’enfer ici, c’est d’être facteur. Après m’être perdu pour la 250ème fois, je me retrouve dans une petite boutique d’art. J’y flâne quelques minutes et m’apprête à quitter les lieux quand je tombe sur mes compagnons de route britanniques de la veille (Le dénouement est proche, cramponnez-vous mes amis, ça va envoyer du lourd).

Nous discutons un instant et Stephen m’explique qu’ils font en ce moment même un petit tour organisé de la ville, dont ils ont eu vent dans leur auberge. Leur guide est un américain installé ici depuis 6 mois et … D’ailleurs le voilà, dans l’accoutrement rigolo de ce célèbre personnage qu’il utilise pour se faire repérer des personnes qu’il accompagne … Oh mon dieu, non, ce n’est pas possible, je rêve ! Mon idole, en chair et en os ! Charlie !

A peine remis de mes émotions, je poursuis mes déambulations et profite des nombreux points de vue qu’offre Valparaiso, ainsi que du « musée à ciel ouvert », une série d’une quinzaine de peintures géantes réalisées sur les murs mêmes de la ville. On peut d’ailleurs sentir l’importance capitale que revêt l’expression artistique ici, où le street art est roi et les œuvres présentes jusque sur les toits.

Après cette journée d’exploration, je rejoins Stephen et Claire et nous nous régalons de Pisco, l’alcool local, et de Chorillana, un plat chilien typique : une triple couche de pommes de terre/ oignons/ viande avec un œuf au sommet. Un régal, recommandé par les meilleurs diététiciens.

Je m’endors (à l’auberge, pas sur la table du resto) en me promettant de revenir très vite pour continuer ma découverte de Valparaiso. Dès demain, je redescends en effet sur Santiago où m’attendent mon vol pour l’île de Pâques et … euh … comment dire … Bon, non, ça je ne peux pas le raconter sur ce blog :).

Du jeudi 01 Novembre 2012 au mercredi 07 Novembre 2012

Santiago du Chili & Île de Pâques : l’article est ici !

Jeudi 08, Vendredi 09 Novembre 2012

Après un transit à Lima et à Santiago, je suis de retour à Valparaiso pour 48 heures. J’ai beaucoup hésité à partir directement pour une nouvelle destination mais j’avais très envie de revenir ici me reposer (j’allais dire m’y ressourcer tellement je m’y sens chez moi !). J’en profite pour visiter la maison de Pablo Neruda (je ne sais pas pour sa poésie que je n’ai pas encore lue mais question aménagement intérieur, il en touchait un rayon Pablito). Quant au reste du temps : chilling out total en compagnie de mes hôtes fabuleux !

Avant de nouvelles aventures !

4 Comments on “Valparaiso, v’là le paradis !”

  1. bgn9000 Says:

    prolepse : je m’en servirai à l’occasion.

  2. Yo Says:

    Mieux vaut un Prolepse qu’un Prolapsus.
    Enfin, moi c’que j’en dis… c’est vous qui voyez après.