Istanbul Express

Mardi 18 décembre 2012

Il est 23h : dans quelques minutes, je m’envole pour Istanbul où je séjournerai 3 jours avant d’entamer la partie asiatique de mon périple. J’ai un terrible pincement au cœur à l’idée de quitter l’Amérique du Sud où je voyage depuis deux mois et demi. Tant de lieux visités, d’expériences, de rencontres, de souvenirs. Deux mois et demi. Une éternité, une fraction de secondes.

A mon retour d’Antarctique, le 11 décembre, je reste 24h à Ushuaiä pour trekker dans le parc Tierra del Fuego. Malgré la pluie, qui rend boueuse la majeure partie du parcours de 8 km, j’en profite pleinement pour dégourdir des jambes un peu mollassonnes après 10 journées sur un bateau.

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Le 12 décembre, je reviens pour 6 jours à Buenos Aires : je me suis vraiment mal débrouillé pour mes billets d’avion, et j’essaie de les changer pour partir plus tôt. Sans succès. Des fois, planifier peut-être utile. Le temps risque d’être vraiment long, j’ai déjà exploré la capitale au début de mon séjour.

Comme lors de mon premier passage, je rencontre néanmoins un groupe de personnes incroyables avec qui je passe une semaine qui l’est tout autant : sous un grand soleil, nous enchaînons les balades au bord du Rio del Plata ou dans la ville voisine de Tigre, les asados en terrasse et les crises de rire. Un nombre incroyable de crises de rire.

En un clin d’œil, il est déjà temps pour moi de plier bagages et de faire une nouvelle fois l’expérience des adieux. Voilà bien là l’aspect le plus dur de mon voyage : rencontrer des gens, passer des moments formidables et au moment où les attaches sont nouées, dire au revoir.

Ce soir, je n’ai pas bu une goutte d’alcool. Mais je suis terriblement saoulé.

Mercredi19 décembre 2012

Après 15h de voyage et une escale à Sao Paulo, me voilà arrivé en Turquie.

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Faire un arrêt en Europe n’était pas du tout prévu à la base mais j’ai du composer un itinéraire bizarre pour éviter que mes vols me coûtent un bras (ce qui reste relatif d’ailleurs). Au final, je suis plutôt content : je n’ai jamais mis les pieds à Istanbul.
A la sortie de l’avion, je réalise que je suis de nouveau dans l’hémisphère nord : il fait -5°C soit 40°C de différence avec Buenos Aires ! C’est ce qu’on appelle expérimenter les gradients de température !

Ironie du jour, je passe la soirée avec … Trois Argentins rencontrés à l’hôtel !

Jeudi 20 décembre 2012

Malgré la tempête, je pars visiter Istanbul. Mon temps étant limité, je me focalise sur l’essentiel, à savoir la Mosquée Bleue et la basilique Sainte Sophie. Pas un poil croyant, je suis toujours impressionné par les édifices religieux. Il faut dire que ces deux là sont tous simplement grandioses.

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Je me balade quelques heures dans les rues de la ville (dont l’une des particularités est de s’étendre à la fois sur le continent européen et sur le continent asiatique) avant de m’engouffrer dans un café pour profiter d’un bon thé local.

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En soirée, je retrouve Joanne, avec qui j’ai partagé les bancs du collège et que je n’ai pas vu depuis 17 ans ! Nous dînons dans un restaurant typique où j’ai l’occasion d’expérimenter une nouvelle fois la cuisine locale, une facette bien agréable de mon voyage !

Vendredi 21 décembre 2012

Je me fais un petit plaisir et m’offre… un bain Turc ! A Istanbul, ça a quand même plus de cachet qu’au hamman de l’Aquaboulevard ! Etant donné le froid polaire à l’extérieur, c’est juste un régal et lorsque j’en sors, je suis tellement détendu que je tourne à 20 pulsations minute. Je fais un petit tour dans le grand bazar qui me rappelle furieusement celui de Damas … Sans les glaces à la pistache mais avec les marrons chauds !

Samedi 22 décembre 2012

Je décide de consacrer ma matinée à explorer le nord de la ville. Au petit déj, à l’hostel, je rencontre Nathan, Uruguayen, venu pour le mariage d’un ami, avec qui j’entame la conversation.

8h plus tard, nous sommes en train de trinquer autour d’une bière à l’aéroport.

J’ai complètement zappé mes visites et nous avons passé tout notre temps à discuter : de voyages, de trucs persos, de la vie. Il y a des gens comme ça avec qui le courant passe tout de suite. Ces gens là, il faut les placer au dessus d’une matinée de tourisme. Nathan hésite à franchir le pas du voyage au long cours et enchaîne les questions. Dans leur naïveté, je reconnais tellement celle qui était la mienne il y a un peu plus d’un an que j’ai l’impression de me voir dans un miroir (sauf qu’il a moins de barbe).

Lorsque l’on se quitte, je le vois ému. Il me dit « je vais le faire. Demain, je déjeune avec ma mère, je vais lui dire, elle va te détester ». Je souris : je tiens mon Padawan !

Vers 18h, je suis de nouveau dans l’avion, direction Bangkok. Par manque de temps, à cause de la météo plutôt capricieuse, je n’aurais pas profité d’Istanbul comme elle le mérite.

Mais j’y reviendrai, sans aucun doute !

2 Comments on “Istanbul Express”

  1. Sylvia Says:

    heu… c’est pas ankarra la capitale de la turquie ?