Bangkok Essentials

Mercredi 9 Janvier 2013

Après une semaine passée sur l’île de Ko Lipe, je mets dès aujourd’hui le cap vers le nord. Pour couper mon trajet en deux et visiter les incontournables manqués lors de mon 1er passage, je ferai une halte de deux jours à Bangkok que j’ai choisi de rejoindre par le train de nuit. C’est plus cher et plus long que le bus mais bien plus confort. Et puis j’avais envie de tester.

15 jours passés sur les îles ça vous déconnecte un homme et c’est un sacré choc de retrouver la multitude des voitures, des gens, des magasins. A Hat Yaï, (là où se situe ma gare de départ) atteinte après une heure de bateau et le double de bus, je suis comme un indien qui débarque dans la ville. Enfin, je ne suis pas autant à l’ouest que mon compagnon de route, un français prof de plongée à Ko Lipe et en route pour Bornéo : lui a carrément perdu les chaussures qu’il avait quelques heures plus tôt. Impossible de remettre le pied dessus.

Vers 18h30, je fais la connaissance de ma maison pour les 16 prochaines heures et la 1ère impression est plutôt mitigée : j’ai signé pour un train couchette, je me retrouve avec un train banquette. Je ne suis pas soudainement devenu bourgeois (« Bah non tu l’étais avant ! ». Vous vous croyez malins ?) mais voilà, un p’tit peu de confort pour mon fessier, j’dis pas non.

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Ce n’est qu’après un petit quart d’heure de trajet et le passage d’une hôtesse que l’objet du désir apparaît enfin.

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Je m’étale alors de tout mon long et comme si elles n’avaient attendu que ça, mes pensées imitent le paysage et se mettent à défiler.

Je prends soudainement conscience de la situation : je suis dans un train de nuit, en route pour traverser la moitié de la Thaïlande, après deux semaines à nager dans des eaux transparentes, sur le point d’explorer le nord du pays et de passer au Laos.

“You got the balls to do it” m’a un jour dit Rachel, mon américaine préférée.

Certes.

Mais quand même.

J’ai du bol.

Jeudi 10 janvier 2013

En ce jeudi matin, je retrouve le tumulte de Bangkok. Je dépose mes affaires à mon hostel, dans le quartier de Silom, et je rejoins le Chao Phraya, le fleuve qui traverse la capitale. A vrai dire, je n’ai pas trop le choix : aucun tuk tuk ne veut m’emmener jusqu’au centre touristique – trop loin, trop de trafic – et c’est presque difficilement que je me fais déposer à l’embarcadère Tha Oriental.

J’attrape un taxi boat et moins d’une demi-heure après, je suis aux portes de l’une des attractions majeures de Bangkok : le Grand Palais.

Une surface de 22 hectares, entourée de murs de quasi deux kilomètres de long et abritant la résidence officielle du roi, la salle du trône ainsi qu’un grand nombre d’officines gouvernementales (Ah oui au fait, la Thaïlande est une monarchie constitutionnelle). Au sein du même ensemble, on trouve aussi le temple du Buddha d’Émeraude (Wat Phra Kaew), le plus vénéré du pays. C’est clair qu’il en jette plus qu’un Buddha en mélaminé Leroy Merlin.

Le site est logiquement « blindé de monde » mais je n’y prête pas vraiment attention. Il faut dire qu’il y a largement de quoi s’occuper les mirettes : de l’or, des mosaïques, du marbre, c’est magnifique. Le seul à me faire sortir de mon émerveillement est un guide, venu gentiment me rappeler une des règles de base : on ne s’assoit pas avec les pieds pointant vers le Buddha.

Pardon M’sieur, j’savais pas.

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A quelques centaines de mètres du Grand Palais – la plupart des must sees de Bangkok sont dans un périmètre restreint, Ko Ratanakosin, l’ancien quartier royal – je fais la connaissance d’un autre poids lourd local : le Buddha couché de Wat Pho. Le temple est le plus vieux et le plus grand de Thaïlande et son hôte prestigieux a des dimensions impressionnantes : 46 m de long et 15 de haut. Un beau bébé.

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Rassasié d’attractions touristiques pour la journée, je m’occupe de ma réservation de bus pour le lendemain et déambule dans Khao San Road. J’en profite pour revendre mon Lonely Planet de la Thaïlande et acheter un « fake » de l’exemplaire sur la région du Mékong. Ici, même les guides de voyage sont contrefaits.

J’avale une bonne cervoise tiède en terrasse et décide de tester un nouveau moyen de transport pour rentrer : le taxi-scooter. 13 mn 22 plus tard, je pose pied à terre devant mon hostel. Mon « chauffeur » nous a fait traverser Bangkok en un temps record, navigant entre les voitures avec une précision chirurgicale, grillant la moitié des feux rouges, klaxonnant les piétons, tout ça en se retournant de temps à autre pour me faire la conversation.

Je n’ai pas eu peur.

Pas un seul instant.

Nope.

Vendredi 11 janvier 2013

Levé de bonne heure, je packe mes affaires en moins de temps qu’il n’en faut à Christine Boutin pour dire une ânerie quand elle prend la parole, et me mets de nouveau en direction du Chao Phraya pour attraper un taxi boat. Mon dernier objectif : Wat Arun.

Situé sur la rive ouest du fleuve (contrairement aux deux sites visités la veille), ce temple bouddhiste doit son nom à la déesse indienne de l’Aube, Aruna. Il est constitué d’une tour d’environ 82 mètres, couverte de mosaïques. Sur ses toits, des kinaries ou femmes-oiseaux aux mains jointes. Comme le Grand Palais et Wat Pho, ça en jette. Mais dans un style légèrement différent.

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En un tout petit peu plus de 24 heures, j’aurais donc pu voir 3 très gros morceaux du patrimoine de Bangkok. Avec un 1er opus qui s’était focalisé essentiellement sur  la vie nocturne, j’aurais donc eu la chance d’expérimenter plusieurs facettes de la capitale Thaïlandaise.

Et y’a pas dire.

J’aime toujours autant.

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