American Beauty, Prologue

Ouche.

Au moment d’entamer ce billet,  j’ai les phalanges qui craquent, les synapses qui grincent et mon clavier, tel un agneau nouveau né tentant de se lever, est encore un peu hésitant: 3 mois quasi depuis le post qui clôturait mon aventure Est-Asiatique.

Pour moult raisons, la question de repartir s’est sérieusement posée cette fois ci.

Mais après avoir re-goûté aux joies des 4h de kiné quotidiennes, testé quelques canapés/lits amicaux, m’être gavé de fromage au point de ne plus pouvoir approcher un radiateur sans avoir peur de fondre, j’ai troqué mon sac à dos bretelles pour un sac à dos roulettes, acheté un billet d’avion, fait bisou à Pôpa Môman, et me suis retrouvé, l’air de rien, à Roissy.

Quelques jours à Madrid (les photos) en compagnie de Cris et Andréa, deux (très) charmantes Espagnoles rencontrées à Buenos Aires, et me voilà fin avril aux United States de l’Amérique, patrie de Mickael Jordan, du hamburger king size et du F16 Tomahawk.

J’ai bien failli jamais n’y arriver cela dit.

Il y a 15 mois, je préparais la première partie de mon voyage avec une rigueur toute germanique. Sous Excel, et tout et tout (c’est effrayant d’y repenser). Faire opposition sur ma CB après 2 jours à Cuba m’avait forcé à revoir mon modus operandi et depuis lors mon plan est simple : je n’ai pas de plan.

Mais cette liberté s’arrête là où commencent les lois d’immigration américaines. N’ayant qu’un aller simple Madrid-Chicago, et donc aucune sortie planifiée des US, je me suis tout simplement vu refuser l’embarquement. Je vous passe les détails mais j’ai du procéder à quelques contortions anxiogènes pour réussir à acheter en dernière minute un billet de continuation remboursable et avoir le droit de poser mon petit popotin dans l’A330 qui me ferait traverser l’Atlantique.

Je l’avoue, la 1ère chose que j’ai faite dans l’avion fut de boire du vin.

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