Santa Marta (enfin …)

Lundi 3 Juin 2013

Lundi 3 juin, je me remets en route : direction Santa Marta, au nord est de Carthagène dont je traverse les faubourgs « animés » pour rejoindre le terminal de bus. D’aucun trouverait l’agitation qui y règne totalement chaotique mais je me délecte de ce joyeux bordel organisé.

Après 5 h, j’arrive à mon nouveau camp de base, au pied de l’imposante Sierra Nevada, à quelques encablures de la mer des Caraïbes.

Map

Il est 17h, il fait toujours aussi chaud, je sue à grosses gouttes et lorsque je découvre mon hostel, je ne peux m’empêcher de pousser un petit soupir de contentement : The Dreamer (c’est son nom et il le vaut bien), avec son jardin tropical et sa piscine a tout de l’endroit rêvé. 8 euros par nuit, totally worth it.

The Dreamer : son jardin, sa piscine, son bar

The Dreamer : son jardin, sa piscine, son bar

P1070593

Mardi 4 Juin 2013

Après une bonne nuit, je pars de bon matin pour le Parc National Naturel  de Tayrona, en compagnie de Ruth, Beth, Maria et Claire. Il fait soleil, je m’apprête à découvrir l’un des plus beaux endroits  de Colombie, et je suis avec 4 filles. De quoi devenir croyant.

Après nous être acquittés des droits d’entrée, nous partons pour une petite randonnée de 2 h. Il nous faut beaucoup moins de temps pour nous rendre compte que le parc ne faillit pas à sa réputation : s’étalant sur 12000 hectares, il est le mariage parfaitement réussi entre une forêt tropicale luxuriante et des plages de sable fin interminables. Arrecifes, la baie de la Piscina, et le Cap de Cabo de San Juan mettent rudement à l’épreuve la batterie de mon appareil photo. Intérieurement, je balaye tous les endroits formidables que j’ai eu la chance de visiter pendant mes 7 mois de voyage : de manière fracassante, Tayrona vient d’intégrer le top 3.

Des plages et des vagues de fou furieux

Des plages et des vagues de fou furieux

P1070621 P1070628

Le trajet retour, à la lumière du soleil couchant, est tout aussi magique et ce n’est que dans le bus qui nous ramène vers Santa Marta que je prends conscience d’une autre réalité. Je viens de marcher 4 h et mes jambes m’ont laissé tranquille.

Ca vaut bien une petite bière dans la piscine pour fêter ça.

Mercredi 5 Juin 2013

1/ Faire quelques brasses rafraîchissantes.

2/ Se poser dans un hamac et ouvrir un bon livre.

3/ Ne pas lutter contre la lourdeur des paupières et faire une sieste.

4/ Répéter les étapes 1, 2, 3 jusqu’au dîner.

Jeudi 6 Juin 2013

Ce jeudi, je pars très tôt pour Minca, petit village de 1500 âmes, perché à 600 m d’altitude. C’est à peu près tout l’information dont je dispose quand j’y pose le pied après une heure de route : comme souvent, je me suis fié aux avis d’autres backpackers pour décider de mon programme du jour. Bien m’en a pris : quelques minutes après mon arrivée, je fais la connaissance de Joe, gérant d’une petite agence locale proposant des « tours » à la journée. Et justement, l’un d’entre eux est sur le point de débuter. Vamos !

Me voilà donc parti pour une petite randonnée en compagnie de Laura et David, un couple américano-chilien dont l’histoire personnelle vient titiller ma fibre sentimentale (je suis un grand romantique) : arrivée au Chili il y a 6 ans pour enseigner l’anglais durant un semestre, Laura fait la connaissance de David après une semaine en Amérique du Sud pour finalement ne jamais en repartir. Ils gèrent maintenant une petite agence de voyage et un hostel à Puerto Natales, aux confins de la Patagonie chilienne. So sweet.

Nos trois heures de marche sont l’occasion de découvrir la jungle tropicale aux abords de Minca, ses cascades « perdues », ses oiseaux exotiques, ses orages imprévisibles, et son histoire si particulière : il y a 10 ans, la zone était encore tenue par les paramilitaires. Il est assez émouvant d’entendre notre guide nous raconter les violences et les rackets que subissait la population locale avant que le président Uribe (avec l’aide des dollars US) n’entame une salutaire « opération de nettoyage ».

P1070670 P1070666

P1070679

A l’occasion de notre déjeuner, nous rencontrons Jonathan, Français parti pour un tour du monde de 3 ans.  S’en suit une session linguistique surréaliste où le français, l’espagnol et l’anglais s’entrecroisent en permanence sans que le fil de la conversation ne se perde. Le genre de petits moments que j’adore plus que tout.

En début d’après midi, séance de tubing : assis dans de grosses bouées, nous dévalons les rapides d’une rivière pendant environ une heure et demie et dans des conditions de sécurité parfois limites. Je garderai pendant un moment le souvenir ému des rochers auxquels je suis venu faire un petit câlin.

Notre journée se termine de manière beaucoup plus calme par la visite d’une finca organique où nous apprenons moult détails sur la production de café. Breuvage que nous dégustons tout en admirant le soleil couchant sur la Sierra Nevada.

Comme dirait Georges : what else ?.

Vendredi 7 Juin 2013

Pour mon dernier jour à Santa Marta, je plannifie d’aller faire un tour … à Santa Marta ! Mon hostel étant à 10 mn du centre ville, je n’y ai pas encore mis les pieds. Les retours que l’on m’en fait sont cependant négatifs : la ville est à vrai dire essentiellement prisée pour sa localisation qui permet de rayonner facilement vers les points d’intérêt de la région.

Il ne m’en faut pas plus pour faire sauter la dernière once de culpabilité qui taraude ma conscience judéo chrétienne et je passe finalement la journée à converser, les pieds dans l’eau, avec mes compères de voyage.

Pas si mal après tout : dès demain je pars pour San Gil et c’est un long périple en bus qui m’attend !

Toutes les photos : ici

, ,

2 Comments on “Santa Marta (enfin …)”

  1. guanacoTrips Says:

    Salut le Colombien.

    Quand tu seras à San Gil, fais la bise aux membres de l’équipe nationale de rafting de Colombie. En revanche reste bien dans le raft car ça va secouer sur le Rio Suarez !! (Surtout, prend l’option photos/vidéo pour 10 euros de plus !!)

    Sylvain.