Quito double

Lundi 08 Juillet 2013

Depuis hier, j’ai posé mes valises en Equateur, et plus précisément à Quito, la capitale, située à 2850m d’altitude et peuplée par 1,8 million d’habitants.

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La tristounesse de ne plus être en Colombie n’a d’égale que l’excitation de découvrir un nouveau pays, le 10ème de mon tour du monde (sans compter mes courts séjours Uruguayen, Turc et Espagnol). En ce lundi matin ensoleillé, c’est donc le pas léger et le sourire aux lèvres (plus la barbe au menton évidemment) que j’explore pendant quelques heures le vieux Quito.

Et pour une bonne surprise, c’est une bonne surprise !

Je l’avoue humblement, je ne m’attendais à rien de spécial en venant ici si ce n’est just another city. Mais le centre historique de la capitale s’avère d’une richesse architecturale à couper le souffle avec une densité d’églises, de plazas et de musées assez phénoménale.

Parmi les éléments remarquables,

  • La Basilica del Voto Nacional, le plus grand édifice religieux de Quito
Basilica del Voto Nacional

Basilica del Voto Nacional

  • La Plaza Grande, le cœur de la ville, autour de laquelle l’on trouve notamment le Palacio del Gobierno et la Cathédrale. Comme à Bogota, j’assiste par pur hasard au changement de la garde présidentielle

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Palacio del Govierno

Palacio del Gobierno

Plaza Grande et Cathédrale

Plaza Grande et Cathédrale

  • La Compania de Jesus, église datant du 17ème siècle avec plein de l’or dedans (le cliché intérieur est issu du web car il est interdit aux touristes de prendre des photos).
Compania de Jesus

Compania de Jesus

copyright bakedsetae.blogspot.com

copyright bakedsetae.blogspot.com

  • La Plaza San Francisco et son monastère

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  • La Plaza Domingo et l’Eglise du même nom
Plaza Santo Domingo

Plaza Santo Domingo

  • La Ronda, une rue pavée très colorée (et très animée le soir), dont les maisons ont abrité nombre d’artistes Equatoriens
La Runda

La Ronda

  • El Panecillo, une petite colline au sud la ville sur laquelle trône une massive statue de la Vierge. Du sommet (que l’on atteint après quelque grimpette), une vue magnifique sur Quito.
Le Panecillo

Le Panecillo

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A noter que j’opère sans guide et que je passe malheureusement à côté d’un immanquable, la Capilla del Hombre. Tant pis.

En soirée, je rejoins Ruth, que j’avais rencontrée à Santa Marta dans le nord de la Colombie, pour un verre dans le quartier touristique, le Mariscal. L’ambiance est totalement différente, très occidentale, ce qui s’en ressent notamment sur les prix pratiqués (Quand un dîner est facturé 3 à 4 dollars dans le centre historique, là, c’est facilement … le triple).

C’est très sympa … mais pas très typique, ce qui explique sûrement pourquoi les locaux appellent le Mariscal … Gringo’s land !

Mardi 09 Juillet 2013

Alerte rouge force 5 en ce mardi matin : mes petites jambes m’intiment l’ordre de ne pas trop bouger et mon petit déjeuner se compose uniquement d’eau et d’anti-inflammatoires. Miam miam.

J’en profite pour lire et tenter de résoudre MA problématique du moment : irai-je aux Galapagos, oui ou non ? Et si oui, comment ? Avec une « croisière » (à 1500 USD la semaine !) ou en « indépendant » ? Ah vous savez pas ce que c’est d’avoir ce genre de problème vous, votre vie elle est bien facile et … Ok , j’arrête.

Après réflexion, visite d’une agence de voyage, et consultation de mon compte en banque, je décide de retarder mon séjour dans le célèbre archipel. Je ferai mon périple sur le mainland et j’aviserai après. Mais dans tous les cas, la solution du vol sec et de l’organisation à ma sauce me semble plus appropriée. Oh là là, ça me fait un poids en moins d’avoir réglé ça :) !

En soirée, je fais la connaissance de 3 autres backpackers avec qui je partage un dîner dans un restaurant de la Ronda : Roi (Américaine), Emily (Anglaise), Emiliano (Américain). Petite particularité, tout ce beau monde … a entre 30 et 33 ans ! Et j’avoue, ça fait du bien de rencontrer des personnes de sa tranche d’âge.  Je n’ai rien contre les petits jeunes (et vraiment rien du tout contre les petitEs jeunes) mais des fois, ils me fatiguent.

Comment ça, « vieux c.. » ?

Mercredi 10 Juillet 2013

Vers 8h, je saute dans un taxi afin de me rendre au point de départ du téléfériqo, bâti sur les flancs du Volcan Pichincha. Après 20 minutes dans les airs, je me retrouve à 4100 mètres d’altitude avec une vue magnifique sur Quito et les montagnes voisines.

Téléfériqo

Téléfériqo

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Il est tôt, il fait un peu frisquet mais il n’y a pas un chat. Je suis tout heureux.

Je gambade un instant et aperçois tout au loin l’un des deux sommets principaux du volcan, le Rucu Pichincha. Celui-ci est inactif tandis que son frère – Guagua Pichincha –tourne à plein régime et se voit surveillé constamment par les volcanologues (dernière éruption en 1999 avec pour conséquence un nuage de fumée de 18 km de haut et un Quito couvert de cendres).

Je regarde le sommet, qui m’attire comme un aimant, et c’est presqu’instinctivement que je me mets en marche sur le petit sentier de randonnée censé y mener. Au pire, si mes jambes me font trop mal, j’arrête.

Le Rucu Pichincha à découvert

Le Rucu Pichincha à découvert

Trente minutes toutes paisibles de panoramas renversants,

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Quand débute une partie autrement plus ardue avec au programme de grosses montées, sur un terrain tour à tour « sableux » (aucune prise) ou rocailleux (quelques passages en escalade au dessus d’un ravin).

Après une heure et demie, et quelques moments « j’ai un peu peur quand même », je m’arrête au pied de la face la plus rocheuse du volcan.

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Je n’irai pas plus loin, inutile de risquer la santé de mes petites jambes ; j’ai déjà bien marché. Et puis, je n’ai rien mangé ce matin et ma batterie d’appareil photo est à plat. Demi-tour.

Je n’ai pas fait 100 mètres que je refais de nouveau volte face : c’est plus fort que moi, il faut que je termine ma grimpette. J’ai vraiment un problème.

La dernière partie du parcours est particulièrement corsée : la pente est intense, il fait un vent terrible et le froid me glace littéralement les mains. Cela fait un moment que je ne réfléchis plus trop quand j’atteins enfin le sommet, après 2h30 d’ascension. Je suis à 4680 m d’altitude et je vous avoue que je ne m’attarde pas : je suis littéralement congelé et c’est presqu’instantanément que j’entame la descente.

4 heures après l’avoir quitté, je suis de nouveau dans le téléférico, satisfait de ma petite excursion du jour mais surtout bien content de l’avoir terminée.

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De manière assez surprenante, je dors une bonne partie de  l’après midi.

Jeudi 11 Juillet 2013

Programme plus léger en ce jeudi matin puisque je pars en compagnie de Roi et d’Emiliano pour la Mitad del mundo (à 1H30 de Quito en bus surchargé), aka le point du globe de latitude 0. Bah oui l’Equateur … passe en Equateur !

Si ce n’est sa valeur symbolique, le lieu en lui-même est cependant très décevant. Un monument marque le point 0’’0’0 tandis qu’une ligne jaune permet de suivre le célèbre parallèle et de passer à cloche pied de l’hémisphère nord à  l’hémisphère sud.

Les autres attractions (dont une supposée scientifique …) sont payantes et nous décidons d’un commun accord de ne pas sacrifier plus de temps à cette foire un peu commerciale (on apprend d’ailleurs par un des guides que le vrai point 0 se situe à une centaine de mètres de là !)

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Mitad del mundo

Mitad del mundo

Un pied dans l'hémisphère nord, un pied dans l'hémisphère sud

Un pied dans l’hémisphère nord, un pied dans l’hémisphère sud

Evidemment, cette dernière petite escapade mitigée ne gâche pas le plaisir que j’ai pris pendant 4 jours à découvrir Quito.  Une ville fabuleuse, à l’histoire riche et à l’environnement somptueux que je vous invite à visiter !

Quant à moi, c’est le nord de l’Equateur qui m’attend !

Toutes les photos de mon séjour à Quito : ici

2 Comments on “Quito double”

  1. Hal Says:

    Comme d’habitude Fabien, merci pour tes récits! ;)
    Ca donne envie!!!