Le top 3 de mes ascensions préférées

Comme bon nombre de trekkeurs chevronnés, je suis irrémédiablement attiré par les sommets montagneux : en accrocher un ou deux à mon tableau de chasse lors de ce tour du monde faisait donc logiquement partie de ces envies qu’on peut euphémistiquement qualifier d’irrépressibles. Le billet du jour, qui conclut le triptyque consacré à mes différentes activités pédestres, vous présente ainsi mes plus belles ascensions.

Avec un prix spécial du jury pour commencer.

Médaille de Plomb (Ou de Chocolat, au choix) : Le Barú (3 474 m), Panama

Dire que le Barú fait partie mon top 3, c’est un peu comme si Nafissatou Diallo déclarait subitement qu’elle a passé la plus belle nuit de sa vie avec DSK. Pour autant, passer sous silence son ascension (je ne parle pas de celle de l’ex-directeur du FMI sur sa femme de chambre là …) est impensable tant elle a conditionné tout ou partie de mon voyage : 7 h de grimpette en pleine nuit + 2 h d’attente glaciale au sommet + 6 h de descente = un Fabien obligé de rentrer 5 mois en France pour soigner ses petits tendons au bord de l’explosion. Le pire moment de mon périple mais aussi le plus “formateur”. Une telle galère, je vous garantis que ça transforme.

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Mes carnets et photos du Barú

Médaille de Bronze : Le Villarica (2 847 m), Chili

Le Villarica, volcan actif situé aux abords de la ville de Pucon, ne se distingue pas particulièrement par son ascension (4h de marche sans aucune difficulté) mais bien par sa descente qui s’effectue … En luge ! Une demi-heure de glisse à toute vitesse sur des pentes enneigées parfois abruptes pour l’un des moments les plus funs de mon voyage !

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Mes carnets et photos du Villarica

Médaille d’Argent : Le Kilimandjaro (5 895 m), Tanzanie

Le nom est mythique, l’ascension l’est tout autant. 5 jours de trek dans l’un des plus beaux décors de la planète et une grimpette finale de 6h, exercice nocturne d’une violence inouïe en raison de la pente, de l’altitude et des -15°c ambiants. Si je ne me suis jamais senti autant poussé dans mes retranchements physiques et mentaux que ce jour là, s’asseoir sur le toit de l’Afrique et contempler l’éclat du soleil levant sur ses glaciers millénaires fût un moment magique.

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Mes carnets et photos du Kilimandjaro

Médaille d’Or : Le Huayna Potosi (6 088 m), Bolivie

Parce qu’il dépasse les 6 000 m, parce que la moitié des personnes qui le tentent n’arrive pas au bout, parce qu’il ne faut pas simplement marcher mais escalader des murs de glace, franchir des crevasses de 70 m de profondeur, jouer les équilibristes sur des couloirs de neige de 30 cm de large, parce qu’on se fait quand même sacrément peur, et surtout parce que ce fût une expérience humaine collective formidable, le Huayna Potosi ne pouvait laisser échapper la 1ère place.

En fait, rien que d’y penser, j’en ai encore la chair de poule.

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Mes carnets et photos du Huayna Potosi

Dès la semaine prochaine, je vous emmène au soleil avec le top 3 de mes plages préférées !

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