Moscou ? Maousse coup de cœur !

Du 17/09/2018 au 21/09/2018 

Après 8 heures de train de nuit depuis Saint-Pétersbourg, comme un apéritif à mon expérience Transsibérienne, je débarque à Moscou, petit village de 12 millions d’habitants et accessoirement plus grande ville d’Europe.

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Je te l’avoue d’emblée, Public, j’ai eu beaucoup de mal à pondre ce post tant j’ai parcouru la capitale Russe de manière aléatoire : en fonction de mes envies, des horaires d’ouverture de certains lieux et des pauses que je devais immanquablement ménager à mes gambettes et à mon petit cerveau.

Plutôt que de te livrer un récit « au fil de l’eau », inévitablement décousu (et je ne veux pas te perdre, tu sais ô combien je t’aime), j’opère donc un choix éditorial novateur, d’aucun jugerait transgressif, mais en tous les cas pleinement assumé : je fais un résumé (promis, y aura plein d’images) !

Thèse : Ce que j’ai aimé (voire adoré) !

Le cœur historique

La Place Rouge

Ouah, ouah, ouah. J’y suis allé, j’y suis retourné. Plusieurs fois. Un lieu tout bonnement iconique dont je ne suis pas lassé, tant la place est chargée d’histoire et architecturalement bien entourée. En russe, Place Rouge se dit d’ailleurs Krasnaya Plotchad, du vieux Russe Krasny, « beau ». Franchement pas volé.

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La Cathédrale Saint Basile

Le joyau de place Rouge. Une église orthodoxe commandée par Ivan le Terrible (8 mariages le bougre) au milieu du 16ème pour célébrer la prise de Kazan. Star des couvertures des guides de voyage sur la Russie, c’est en fait un ensemble de douze églises différentes dont le nom officiel est cathédrale de l’Intercession (Le nom usuel trouve quant à lui son origine dans celui d’un sans-abris du Moyen-Âge, connu pour sa grande philanthropie et qui y fut enterré). Je n’y suis pas rentré, je voulais laisser à la dame une nuisette de mystère.

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Le Kremlin

C’est le cœur historique et politique de Moscou, une « forteresse » vieille de 900 ans, classée au patrimoine de l’Unesco, dont les murs en briques (autrefois en bois), les tours et les murs fortifiés dominent la place Rouge. L’intérieur vaut le détour pour ses multiples Eglises, son parc et son Palais des Armures, qui regorge d’une collection hétéroclite d’armes, d’icônes, de vaisselle et de broderies. J’y suis allé le jour de l’intronisation du maire de Moscou mais je n’y ai pas vu Vladou.

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La Cathédrale du Christ Sauveur

Dédiée à la victoire de la Russie sur les troupes Napoléoniennes, l’immense Cathédrale fut achevée en 1883 après 34 ans de travaux et de multiples collectes auprès de la population. Démolie en 1931, convertie en piscine de plein air (l’histoire ne disant pas si l’on se baignait dans de l’eau bénite) la Cathédrale fut restaurée en 1998 seulement. Là encore je n’y suis pas rentré, mais seulement parce que j’étais trop court vêtu .

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L’architecture urbaine Moscovite

Moscou, c’est grand, c’est très grand (mes petons usés par une moyenne de 15 kms quotidiens peuvent en témoigner). Mais ça reste beau, très beau. Point d’orgue de ce gigantisme architectural, les 7 sœurs, un ensemble de gratte-ciel Staliniens édifiés après la guerre, et qui côtoient la multitude d’églises de la ville. Quant à Octobre Rouge, une ancienne usine de chocolats reconvertie en centre hipster avec bars, restaurants, et galeries d’art, j’y ai rencontré pleins de barbus à bonnet, j’étais comme à la maison.

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Les Parcs

Sans être une ville verte, Moscou compte en son sein quelques parcs offrant un espace pour s’extraire temporairement de la frénésie urbaine. Le plus célèbre, le Parc Gorky, n’est clairement pas mon préféré, mes faveurs allant au moderne Zaryadye aux abords du Kremlin (de la musique classique y est diffusée constamment, c’est tellement relaxant), ou à l’artistique parc des Arts, sur les rives de la Moskva. J’y ai fait quelques siestes. Et attrapé mon 1er coup de soleil.

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L’animation

Que ce soit autour de la rue commerçante Nikolskaya ou dans « mon » quartier de Kitaï-Gorod, à quelques encâblures de la Place Rouge, j’y ai trouvé une concentration surprenante de restaurants, (pas fait beaucoup la cuisine j’avoue) et de bars trendy. L’occasion de constater de visu, avec des « collègues » français rencontrés à l’hostel, que les Russes sont aussi fous que nous quand il s’agit de supporter leur équipe de foot préférée.

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L’organisation à la Russe

Je l’avais déjà remarqué à St Pétersbourg, cela s’est confirmé à Moscou : la propreté des rues et des métros est sidérante. Paris : 0. Moscou : 10. Je ne sais pas si c’est une histoire de culture ou de moyens mais la capitale du grand royaume de France ferait bien de s’en inspirer. Ajoutez à cela une sécurité sans faille, une signalétique urbaine de compet’ (et en anglais) et vous ne pouvez que vous sentir comme chez vous.

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Antithèse : Ce que je n’ai pas aimé (voire détesté)

Le tourisme de masse

Ah là là … Non mais je pense dédier un article au sujet, alors disons juste en forme de teaser que ça risque de saigner un peu 😊

Le business autour du communisme

Le musée de la guerre froide, situé à 60m sous terre, dans l’ancien centre de télécommunications secret Soviétique dit B42 ne vaut clairement pas les roubles engagés tant les mises en scène (dont une simulation d’accident nucléaire mondial – sic )sont parfois grotesques et les explications du guide parcimonieuses. Quant à ma visite au camarade Lénine, dont la momie se trouve exposée dans un mausolée sur la place rouge, elle ne m’a couté qu’une heure de queue mais ne me laissera en aucun cas un souvenir impérissable. J’ai du coup fait l’impasse sur le musée du Goulag.

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La folie automobile

Je ne sais pas si Anne Hidalgo, qui lit évidemment ce blog, avait prévu de passer quelques jours à Moscou dans les prochains temps mais je ne saurais que trop lui conseiller d’y emmener une bonne dose de Xanax pour supporter le traffic automobile. Quelques 2×5 voies en plein centre ville, 0 piste cyclable. Bouchons et bruit y sont proprement insupportables à certains endroits. Heureusement, de nombreux détours existent pour le piéton moyen.

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L’absence de conscience écologique

Bah en fait, ne rien jeter par terre c’est bien mais ne pas trier c’est mal. Même pas le verre ? Non . Ah bon. Quant à  la profusion cosmonautique des emballages plastiques dans les magasins, notamment alimentaires, je préfère ne même pas m’étaler. Vladimir, c’est quoi ce bordel ?

L’économie de marché

Ah je ne sais pas vous mais moi, voir McDo et StarBucks à Moscou, ça m’a fait comme un petit picotement. On aurait aimé que les Russes résistent un peu, juste pour dire. Illustration parfaite de ce retournement de veste, le « centre commercial » historique GUM (prononcez Goume), aux abords de la place Rouge et transformé en moins de 20 ans en temple du luxe à la gloire des Prada et autres Gucci.

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Conclusion

Arrivé à Moscou sur la pointe des pieds, c’est un peu en les traînant que j’en repars. Plus vivante et dynamique que Saint-Pétersbourg, avec un patrimoine culturel tout aussi incroyable (et dire que je n’ai même pas pu, entre autres, assister à un opéra au Bolchoï), je réalise à quel point avaient du persister en mon inconscient des clichés « historiques » hérités des cours scolaires sur la guerre froide ou l’URSS. D’une indéniable douceur de vivre, la capitale Russe fut donc une véritable surprise et restera sans conteste l’une de mes villes préférées, tous voyages confondus.