Voir Vladivostok et puis partir

Du 05/10/2018 au 08/10/2018 

Jour 1

Etape finale de mon aventure au pays des Tsars, du caviar et du KGB (entre autres), me voici donc arrivé à Vladivostok , au bord de la mer du Japon, à très exactement 9288 km de Moscou et quelques centaines de plus de Fontainebleau.

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Les cités portuaires ont toujours eu un attrait particulier pour moi (les cargos marchands me fascinent, c’est comme ça) et au-delà de la consonnance plutôt exotique de son nom (littéralement « le Seigneur de l’Est »), c’est aussi la raison qui m’a poussé à finir mon périple dans cette ville d’un peu plus de 610.000 habitants.

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Same player shoot again, je suis peu ou prou la même démarche qu’après mon arrivée à Irkoutsk : réveil musculaire, preste délestage de mes affaires à l’hostel et petit parcours touristico-pédestre afin de me familiariser avec mon nouveau terrain de jeu.

Same player shot again, la déception est au rendez-vous : comparée dans mon Lonely Planet à San Francisco (il faut qu’ils arrêtent avec cette habitude de faire des analogies urbaines), Vladivostok me frappe par la grisaille de ses édifices (certes il fait moche, mais quand même) et par sa pollution (qui me fera vider mon spray de Sterimar une fois revenu dans mon refuge voyageur).

Seul le magnifique pont surplombant la baie de la Corne d’Or, que j’admire depuis les hauteurs de la ville, et l’histoire de cette dernière (fondée en 1860, devenue base navale en 1872, elle fût interdite aux étrangers jusqu’au début des années 1990), provoquent une petite étincelle dans mon cœur backpacker (NDLR : on dirait le titre d’une chanson de Laurent Voulzy non ?)

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Néanmoins, alors que je remonte le front de mer, j’assiste à un magnifique coucher de soleil : l’effet sur ma relative frustration est quasi instantané et c’est le sourire aux lèvres que je regagne mon auberge. Oui je suis comme ça moi, un Sunset à l’autre bout du monde, et je suis heureux.

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Jour 2

Décision prise quant à ma future destination « de dans deux jours », je m’en vais gambader de manière totalement aléatoire dans Vladivostok et finis par atterrir devant le musée de la Forteresse, pour lequel j’achète mon ticket.

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Situé sur le site d’une ancienne batterie d’artillerie, au dessus du port de Sportivnaya, le musée exhibe quelques pièces militaires impressionnantes et retrace avec moult détails l’histoire de la fortification de la ville. Particulièrement intéressant : la série de photographies comparatives montrant l’évolution du paysage urbain.

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Dans l’après midi, je parcours les quelques kilomètres qui me séparent du mignonnet phare Tokharevskiy. Saint exercice pour la circulation sanguine de mes gambettes, avec à la clef une vue imprenable sur l’Île Russky, que j’explorerai demain.

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Jour 3

Pour ma dernière journée pleine en Russie, le soleil est au rendez-vous et je décide donc de rejoindre l’Île Russky, à quelques ¾h en bus du centre de Vladivostok. Réservée à un usage militaire pendant plus d’un siècle et demi, l’île est désormais ouverte aux touristes. Elle accueille même un immense campus universitaire et un non moins gigantesque Aquarium.

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Plus authentique, la plage à quelques hectomètres de ce dernier, me permet de savourer mon déjeuner dominical, et d’admirer le courage des nageurs bravant la fraîcheur de l’eau. J’y fais également la connaissance de deux petites « grand-mères » qui s’étonnent de voir un Parisien aussi loin de chez lui. Elles finiront d’ailleurs par me prendre en stop et me ramener en ville !

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Après 4 semaines, il est donc temps pour moi de voler vers d’autres cieux. Dire que cette étape de mon voyage m’aura comblé serait un euphémisme : Saint-Pétersbourg, Moscou, le Baïkal, le Transsibérien… Que de souvenirs déjà !  Et un peu de nostalgie préemptive, fatalement.

Alors très chère Russie, compte sur moi pour faire ta pub, tu le mérites. Et avant de revenir explorer tes autres trésors, laisse moi te dire, avec mon plus accent français :

Spasiba !